L'Eglise Saint-Vincent de Nyons

  • Annick Guillaume
  • Patrice Foresti - Mediart 360

Rue de la Résistance
26110 NYONS

Ouvert toute l'année

Présentation

L'emplacement d'une église à cet endroit de la ville remonte à l'apparition du christianisme dans la vallée de l'Eygues. Trois fois détruite au cours des siècles, l'église actuelle date de 1614. Elle est constituée d'une seule nef bordée de dix chapelles latérales. Cette église renferme de nombreux trésors : le mausolée de l'héroïne dauphinoise Philis de la Charce et aussi l'autel en bois sculpté de l'ancien monastère de Saint Cézaire, la statue de la Vierge située au dessus de la porte d'entrée et le tableau de la Nativité d'école italienne, attribué à Ribera, qui a sa réplique au musée du Louvre.

L'église Saint-Vincent de Nyons est mentionnée dès la fin du Xe siècle. Toutefois, l'édifice actuel a été reconstruit au cours de la première moitié du XVIIe siècle, après les destructions liées aux guerres de religion. Sa large nef conserve une allure romane.

En 2009 et 2010 l'église a fait l'objet d'une réfection complète qui s'est traduite par une restructuration et un agrandissement du cœur de la Sacristie, une restauration des voutes et des peintures, la création d'une petite salle d'exposition, le désamiantage de la chaufferie, la réfection des toitures et des façades, ainsi que le changement des éclairages intérieur et extérieur.

Les travaux intérieurs et le reconditionnement des tableaux ont été pris en charge par la municipalité, en collaboration avec l'ABF (Architecte des Bâtiments de France) et la commission des arts sacrés.

Plusieurs tableaux remarquables sont conservés dans l'église St Vincent et régulièrement restaurés. Ils datent de la première moitié du XVIIe siècle : Ils provenaient d'un ancien couvent de récollets (actuel Temple) :

• deux œuvres attribuées à des peintres du Velay, Jean et Guy François, inspirés par Le Caravage (L'adoration des Bergers et Saint-Bonaventure) ;

• un tableau de Guillaume Perrier, frère de François Perrier, Les deux familles du Christ ;

• quatre tableaux d'un peintre de la première moitié du XVIIe siècle, inspiré notamment par l'école vénitienne (L'enterrement du Christ, le Christ chez Marthe et Marie, le Christ et Marie-Madeleine, ainsi qu'un Ecce Homo).

Le tabernacle de l'autel de la chapelle Saint-Joseph est l'œuvre d'un sculpteur originaire de Rouen, Pascal Jouvenet, qui fut moine récollet à Nyons et qui a réalisé des tabernacles d'autres couvents de récollets (chapelle de l'hôpital local de Bourg-Saint-Andéol, église de Montferrand). Plus de quinze toiles présentées dans l'église sont classées au titre des monuments historiques.