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Au débouché d’une cluse, Pontarlier,
capitale du Haut-Doubs a toujours été un lieu de passage
obligatoire. A 837 mètres d’altitude sur le plateau de la
Chaux d’Arlier, la ville s’appuie d’un côté
sur les montagnes du Larmont et du Laveron et de l’autre sur le
Doubs. Son histoire (à découvrir au musée) est liée
à sa position de ville frontalière, tour à tour espagnole
et française. La porte Saint-Pierre (XVIIIème-XIXème
siècles) et les casernes Marguet (XVIIème siècle)
rappellent que Pontarlier fut une ville fortifiée et ville de garnison
; 3 chapelles de couvents sur les 6 couvents que comptait alors la ville
au XVIIIème siècle- soulignent que le Haut-Doubs fut un
bastion de la Contre-Réforme catholique ; l’église
Saint-Bénigne (XVème-XXème siècles) avec les
vitraux d’Alfred Manessier (1974) et 2 autres églises contemporaines
(XXème siècle) participent au renouveau de l’art sacré
comtois. A partir du XIXème siècle, l’expansion industrielle
(distilleries d’absinthe, automobiles Zedel) entraîne le développement
de la ville : construction de l’hôtel de ville, du tribunal,
du théâtre.
A proximité du lac Saint-Point et du Mont d’Or (Métabief), non loin de la réserve naturelle du lac de Remoray, au cœur de forêts de résineux, Pontarlier s’affirme comme une ville de moyenne montagne dont l’environnement lui donne une vocation touristique et sportive toute l’année. S’il est vrai que le printemps tarde parfois à venir pour mieux s’affirmer ensuite en pousses généreuses, l’été se pare, avec puissance, d’une palette de verts tendres et sombres au creux des chemins de randonnées tandis que la ville s’anime au rythme des nombreuses manifestations. Puis avec l’automne, vient le moment des promenades dans une nature encore vivace, aux couchers de soleil somptueux. L’hiver, saison magique -saison privilégiée des peintres comtois- assure la réputation de Pontarlier en offrant à tous la possibilité de pratiquer les sports de neige et de glace au milieu de paysages enneigés magnifiques. C’est bien au cœur de ce pays que se sont forgés des sportifs de haut niveau tels que Vincent Defrasne et Ferréol Cannard, médailles d’or et de bronze de biathlon aux derniers Jeux Olympiques d’hiver pour ne citer qu’eux. Comme jadis l’écrivain et académicien pontissalien Xavier Marmier (1808-1872), comme l’absinthe (1805-1915), ils ont porté aux quatre coins du monde le nom de cette ville qui vaut le détour en toutes saisons ! Deux marchés hebdomadaires (jeudi et samedi matin).
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