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Située au cœur de l’une des plus
belles vallées transversales des Alpes, Saint-Jean-de-Maurienne
est le passage obligé entre la France et l’Italie. C’est
à leur rôle de « portiers des Alpes » que les
princes de la Maison de Savoie (au XIe siècle comtes de Maurienne)
doivent l’origine de leur ascension. Aujourd’hui, l’autoroute
A43 met la ville à 2 heures de Lyon et à 35 minutes de l’Italie
par le tunnel du Fréjus.
La proximité du Parc national de la Vanoise, les 22 stations de ski de Maurienne (Saint-Jean est la porte du vaste domaine des Sybelles), la croisée des routes des plus grands cols alpins (Madeleine, Glandon, Croix-de-Fer, Télégraphe, Galibier, Mont-Cenis, Iseran) font de la ville une plaque tournante. Le Tour de France et les grandes classiques cyclistes (la « Marmotte » 2008 attends plus de 6000 participants !) sont fidèles au rendez-vous. Les reliques de saint Jean-Baptiste –trois doigts de la Main qui baptisa le Christ- sont à l’origine de la fondation de l’évêché, au VIe siècle, ainsi que des armoiries de la ville, popularisées par le couteau Opinel : une main bénissant. Capitale épiscopale, Saint-Jean-de-Maurienne s’enorgueillit d’un riche patrimoine : sa crypte, rare exemple de l’art roman naissant, sa cathédrale Saint-Jean-Baptiste (XIe-XVe siècle) dont le porche abrite le tombeau des premiers comtes de Maurienne, son exceptionnel ensemble de stalles gothiques, son cloître du XVe siècle lui valent le label « Pays d’Art et d’Histoire ». L’Office de Tourisme propose des visites guidées. Ville fleurie (3 fleurs), Saint-Jean-de-Maurienne invite à flâner sous ses arcades à l’italienne, à la recherche de quelque personnage du passé, le docteur Fodéré, fondateur de la médecine légale, le grand couturier Pierre Balmain, qui a passé ici son enfance : peut-être a-t-il trouvé dans le chatoiement des costumes traditionnels de Maurienne une première source d’inspiration ? Un musée leur est dédié, de même qu’un autre évoque l’histoire de l’Opinel, le célèbre couteau né ici, il y a plus d’un siècle. Un troisième musée, celui du Mont-Corbier, retrace l’histoire de la distillation de cette liqueur qui tire la quintessence des plantes des montagnes environnantes. Les grandes foires d’autrefois ne voient plus la même affluence de bestiaux, mais le marché du samedi matin toujours très bien achalandé présente les productions locales : beaufort, tomme de montagne, miel, produits artisanaux riches et variés. La place de la cathédrale grouille alors de monde, comme les jours de la fête patronale, le dernier week-end de juin et surtout, le premier jeudi du mois d’août, la fête du Pain de Saint-Jean qui allie à la vénération des reliques de saint Jean-Baptiste la tradition millénaire du pain bénit, dans une grande fête médiévale.
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