Faisant partie des réserves de Biosphère de l’UNESCO, la ville abrite une grande partie de la réserve nationale de Camargue et la réserve départementale des Impériaux. La digue à la mer permet d'accéder au phare de la Gacholle puis de rallier les territoires de la commune d’Arles et le hameau de Salin de Giraud en longeant le littoral.
© Annelyse Chevalier

Une terre de pèlerinages

Dans l’antiquité déjà, les pêcheurs et les pâtres de Camargue se seraient rendus régulièrement à un temple païen situé à cet endroit. Vers le IVe siècle, le culte des saintes Maries allant grandissant, on éprouva le besoin de remplacer l’oratoire primitif par un édifice plus vaste. La construction d’une église-forteresse, entre le IXe et le XIIe siècle, et la découverte des reliques des saintes Maries par le Roi René en 1448, contribueront à la croissance du culte en terre saintoise. Une confrérie dédiée aux saintes est créée en 1315. Toujours active, elle aide à l’organisation des pèlerinages, au nombre de trois aujourd’hui :
- le pèlerinage de mai, dédié à Sara la Noire, patronne des Gitans, et aux saintes Maries (fête de Marie Jacobé)
- le pèlerinage d’octobre, fête Marie Salomé
- le pèlerinage de décembre, l’histoire ayant conservé la date du 4 pour la découverte des reliques.

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Une terre de bouvine

La cité, bâtie en bord de mer, est sous l’influence du sel qui limite considérablement les cultures. Aussi, les pâturages, à taureaux et à chevaux (les ovins ayant peu à peu disparu du paysage) sont nombreux.
Avec plus de vingt manades (élevages), la commune organise de nombreuses manifestations à caractère taurin.  Chevaux et taureaux font incontestablement partie du paysage et de la vie des Saintois et sont associés aux fêtes tout au long de l’année.

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L’arrivée des saintes Maries

C’est sur une plage de Camargue, et pour les Saintois, celle des Saintes-Maries-de-la-Mer que, dans les années 45-46, accosta la barque chassée de Terre sainte, dit l’histoire. De tout le groupe de disciples partis évangéliser la Provence, seules trois femmes seraient restées sur place : Marie Salomé, Marie Jacobé et Sara, trop âgées pour voyager. Elles moururent là, près de la mer. L’endroit où elles furent ensevelies devint un important lieu de culte et de pèlerinage chrétien, jusqu’à ce que le Roi René, par l’invention des reliques en 1448, ne le transforme en un sanctuaire aujourd’hui mondialement reconnu.     

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Les cabanes de gardians

Demeure modeste des gardians, des pêcheurs, saliniers, paluniers et des bergers, à l’origine, la cabane traditionnelle se reconnaît à sa forme basse, son arrondi au nord et son toit de sagne (roseau). L’architecture traditionnelle de cette cabane est fruit de simplicité et d’ingéniosité. Son abside tourne le dos au mistral, ces murs bas blanchis à la chaux donnent peu de prise au vent et au soleil, et son toit à la pente très raide laisse couler l’eau de pluie. Traversé d’un chevron, l’extrémité est surmontée d’une pièce de bois transversale pour former une croix. Autrefois, les murs des cabanes étaient construits avec des matériaux issus des marais : glaise et roseaux.

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La Fèsto Vierginenco

Le 24 juin 1904, jour de la saint Jean, au mas de l’Amarée aux Saintes-Maries, Folco de Baroncelli et ses amis créaient le Coumitat Vierginen qui posait les bases de la future Nacioun Gardiano. Le Marquis entendait ainsi apporter sa contribution à l’œuvre entreprise par Frédéric Mistral dont la doctrine félibréenne était, et reste, de pérenniser la langue d’oc et de maintenir les us et les coutumes de ce pays. La Fèsto Vierginenco, instaurée deux ans plus tôt par le Maître de Maillane à Arles pour encourager les jeunes filles à porter leur costume traditionnel, est alors reprise par Baroncelli aux Saintes. Elle se poursuit de nos jours, tous les derniers dimanches de juillet, mettant à l’honneur les jeunes filles en costume, les gardians, la langue provençale, les taureaux et les chevaux.

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Office de Tourisme des Saintes Maries de la Mer

5 Avenue Van Gogh
13460 Saintes-Maries-de-la-Mer

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